G. Lyman/ Une etude retrospective aux EU: La chimiothérapie augmente le risque de MTEV chez les malades porteurs de cancer

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24212499

Oncologist. 2013;18(12):1321-9. doi: 10.1634/theoncologist.2013-0226. Epub 2013 Nov 8.

Venous thromboembolism risk in patients with cancer receiving chemotherapy: a real-world analysis.

 D’apres Lyman GHEckert LWang YWang HCohen A.
Traduction et Commentaires: Dr F.Cajfinger, Oncologue, Hopital La pitié Salpetriere, Paris

Les malades porteurs de cancer et recevant une chimiothérapie ambulatoire présentent un risque accru de maladie thromboembolique veineuse et d’hémorragies graves, selon les résultats d’une analyse prospective de grande ampleur.

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Le risque d Etev est plus élevé dans l’année suivant le début de traitement, ainsi que chez les malades porteurs d’un cancer du pancréas, d e l’estomac et du poumon.

Gary Lyman  et coll. de Duke University, Caroline du Nord, USA, ont utilisé une base de données (IMPACT) pour identifier les 27500 malades porteurs de tumeurs solides et ayant commencé une chimiothérapie entre 2005 et 2008

Résultats

L’incidence globale de la MTEV chez les patients à

  • 3,5 mois après le début du traitement était de 7,3 % (intervalle , 4.6 à 11.6% ) .
  • à 12 mois il était a 13,5 % (intervalle , de 9,8 à 21,3 )  .

Le risque hémorragique a été plus élevé chez les malades porteurs de MTEV que chez ceux n’en ayant pas, 11 % contre 3.8 % à 3.5 mois et 19.8 %  contre 9.6 % à 12 mois.

Le cout des soins de santé a été également évalué, un an avant le début de la chimiothérapie et un après le début .Les résultats montrent que le cout des soins de santé a été significativement plus élevé  chez les malades ayant présenté une MTEV par rapport à ceux n’en ayant pas présenté (110719  dollars contre 76804 dollars), différence principalement attribué à l’hospitalisation pour événement thrombo embolique et le séjour hospitalier.

Conclusion

 

En conclusion, cette étude observationnelle montre que le taux observé de MTEVV symptomatique est  nettement plus élevé que celui rapporté chez les malades éligibles dans des essais cliniques randomisés selon Gary Lyman et coll. Selon lui, les oncologues doivent prendre conscience du risque accru de cette complication potentiellement grave dans le cancer, et si le risque est suffisamment grave et la balance des avantages et des inconvénients acceptable, il faut envisager une prophylaxie de ce risque thrombo embolique.

 

Commentaires :

 

Rappelons que dans l’article du JTH de janvier 2013 Farge et coll. avait déjà évoqué la possibilité d’une prophylaxie du risque thrombo embolique dans 2 circonstances particulières : cancer du pancréas et cancer du poumon localement avancé à métastatique .Il faut espérer qu’à l’avenir des marqueurs biologiques plus précis utilisant par exemple les microparticules permettront d’être encore plus précis dans les indications de prophylaxie….

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