Direct oral anticoagulant for the prevention of thrombosis in ambulatory patients with cancer: A systematic review and meta-analysis

Date: 6 octobre 2019

Titre: Direct oral anticoagulant for the prevention of thrombosis in ambulatory patients with cancer: A systematic review and meta-analysis

Source URL: doi: 10.1111/jth.14613.

Mots clés : Maladie thromboembolique veineuse ; Cancer ; Anticoagulants oraux directs; Thromboprophylaxie.

Auteurs : Li A, Kuderer NM, Garcia DA, Khorana AA, Wells PS, Carrier M, Lyman GH

Rédacteur : Dr. Corinne FRERE

Texte :

AVERT et CASSINI sont les 2 premiers essais randomisés à avoir évalué l’efficacité et la sécurité d’un anticoagulant oral direct (AOD) à dose prophylactique pour la prévention de la maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV) chez les patients avec cancer : 1/traités par chimiothérapie en ambulatoire ; 2/présentant un risque intermédiaire ou élevé de MTEV (selon le score de Khorana) ; 3/présentant un risque hémorragique acceptable.

Cette méta-analyse a poolé les résultats de CASSINI et d’AVERT (1415 patients) et a été réalisée à l’aide d’un modèle à effets aléatoires. Une analyse en sous-groupe a été effectuée pour les patients ayant un score de Khorana à 2 ou 3+.

Les risques relatifs de MTEV et de MTEV symptomatique à 6 mois de suivi chez les patients traités par AOD versus placebo sont respectivement de 0,56 (IC à 95%, 0,35-0,89) et 0,58 (IC à 95%, 0,29-1,13). Les risques relatifs de saignement majeur et de d’hémorragie non majeures mais cliniquement pertinentes sous traitement sont respectivement de 1,96 (IC à 95%, 0,80 à 4,82) et 1,28 (IC à 95%, 0,74 à 20,20). Les patients avec un score de Khorana élevé (3+) sont ceux pour lesquels la réduction absolue du risque de MTEV est le plus important.

Comme précédemment souligné, ces résultats sont à interpréter avec prudence. Certains cancers sont sous-représentés dans ces études, et il a été démontré que le score de Khorana avait des performances médiocres pour stratifier les patients dans certains types de cancers comme le cancer du poumon.

Des études plus spécifiques, menées au sein d’une population homogène (un seul type de cancer), sont donc nécessaires.