Extended Duration Enoxaparin Decreases the Rate of Venous Thromboembolic Events After Radical Cystectomy Compared With Inpatient Only Subcutaneous Heparin

Date : Le 05 Février 2017

Titre complet: Extended Duration Enoxaparin Decreases the Rate of Venous Thromboembolic Events After Radical Cystectomy Compared With Inpatient Only Subcutaneous Heparin

SOURCE URL : J Urol. 2017 Feb;197(2):302-307. doi: 10.1016/j.juro.2016.08.090.

Mots clés : maladie thromboembolique veineuse, cancer, thromboprophylaxie

Auteurs : Pariser JJ, Pearce SM, Anderson BB, Packiam VT, Prachand VN, Smith ND, Steinberg GD.

Rédacteurs : Dr Francis Cajfinger

 

Texte :

« PLUS C’EST MIEUX »

Les événements thromboemboliques veineux (ETE) sont une source significative de morbidité après cystectomie radicale. Historiquement, les auteurs de l’étude ont prescrit aux malades devant subir ce type d’intervention chirurgicale de l’héparine par voie sous- cutanée immédiatement avant l’incision et pendant toute la  durée de l’hospitalisation. Afin de diminuer le taux global d’ETE pendant et après l’hospitalisation, ils ont décidé d’étendre la durée de la prophylaxie anti thrombotique.

Matériel et Méthodes

En Janvier 2013, le protocole de thromboprophylaxie a été modifié chez les malades devant subir une cystectomie radicale en remplaçant le régime d’héparine par voie sous cutanée avant l’induction puis toutes les huit heures jusqu’ à la sortie de l’hôpital par de l’enoxaparine quotidienne continuée pendant 28 jours après la sortie. Les résultats concernant les malades ayant subi une cystectomie radicale de janvier 2011 à Mai 2014 ont été analysés. Un ETE postopératoire cliniquement symptomatique a été l’objectif primaire. La date de l’ETE ainsi que des transfusions sanguines ont constitué l’objectif secondaire. Des modèles de régression logistique multivariée ont été utilisés pour évaluer les différences entre les cohortes.

Résultats

Parmi les 402 malades analysés, 234 ont subi une cystectomie radicale avant les modifications du protocole et 168 après. Le » protocole « enoxaparine » a significativement diminué la fréquence des ETE (de 12 à 5%, p =0 .024) avec un bénéfice principal sur les ETE après l’hospitalisation (6% contre 2%, p=0.039). Au total, 17 ETE sur 37(46 %) sont survenus après l’hospitalisation. L’analyse multivariée a confirmé que le protocole « enoxaparine » était indépendamment associée à une diminution du risque d’ETE (OR, 0,33 : IC à 95 %, 0,14 – 0,76 ; p=0,009). Les taux de transfusion en per opératoire et post opératoire ont été similaires entre les cohortes.

Conclusions

La thromboprophylaxie prolongée par l’enoxaparine diminue le taux d’ETE après cystectomie radicale par rapport à une thromboprophylaxie uniquement pendant l’hospitalisation sans augmentation du risque hémorragique.

Que faut-il en retenir ?

Le cancer et la chirurgie pelvienne sont fortement associés au risque d’ETE. Le risque d’ETE à la suite d’une cystectomie radicale reste donc significatif. Cette étude a évalué les effets d’une thromboprophylaxie prolongée par enoxaparine pendant 28 jours après la sortie de l’hôpital sur le risque d’ETE symptomatique après cystectomie radicale. Les investigateurs ont montré une amélioration significative du risque grâce à une thromboprophylaxie prolongée, en particulier une diminution du risque d’ETE en post hospitalisation. Il n’y a eu aucune modification de la fréquence des transfusions après l’implémentation de ce protocole.

Ces résultats suggèrent qu’une thromboprophylaxie prolongée diminue le risque d ‘ETE symptomatique sans augmenter le risque de complications hémorragiques.

Les Américains publient en 2017 un article confirmant l’étude ENOXACAN de 2002….. Pas de commentaires.