Incidence, Characteristics and Implications of Thromboembolic Events in Patients with Muscle Invasive Urothelial Carcinoma of the Bladder Undergoing Neoadjuvant Chemotherapy

Date : Le 28 novembre 2016

Titre complet: Incidence, Characteristics and Implications of Thromboembolic Events in Patients with Muscle Invasive Urothelial Carcinoma of the Bladder Undergoing Neoadjuvant Chemotherapy

SOURCE URL : http://dx.doi.org/10.1016/j.juro.2016.06.017

Mots clés : cancer de la vessie, chimiothérapie néoadjuvante, maladie thromboembolique veineuse

Auteurs : Wilhelmina C.M. Duivenvoorden, Siamak Daneshmand, Daniel Canter, Yair Lotan, Peter C. Black, amidreza Abdi, Bas W.G. van Rhijn, Elisabeth E. Fransen van de Putte, Piotr Zareba, Ilmari Koskinen, Wassim Kassouf, Samer L. Traboulsi, Janet E. Kukreja, Peter J. Boström, Bobby Shayegan, Jehonathan H. Pinthus

Rédacteurs : Dr Francis Cajfinger

 

Texte :

Selon les résultats d’une étude parue dans le numéro de Décembre du Journal of Urology , les malades porteurs d’une tumeur de la vessie envahissant la musculeuse et qui reçoivent une chimiothérapie néoadjuvante avant et après cystectomie radicale ont un risque élevé d’événements thromboemboliques.

Duivenvoorden et coll .ont conduit une étude rétrospective multicentrique portant sur 761 malades ayant subi une cystectomie totale associée à une chimiothérapie néoadjuvante pour  tumeur de la vessie envahissant la musculeuse. La médiane de suivi des patients a été de  21,4 mois à compter de la date du diagnostic (de 3 à 272 mois). 88 % des malades avaient un risque intermédiaire d’événements thromboemboliques (ETE) selon sur le score de Khorana (score de 1 ou 2). Chez les malades ayant reçu une chimiothérapie néoadjuvante, l’incidence globale des ETE a été de 14 % ( 5 à 32 % selon les centres. Comparés aux malades sans ETE, les malades avec  ETE étaient plus âgés (67.6 vs 64.6 ans, p = 0.02) et avaient une chimiothérapie néoadjuvante plus longue (10.9  vs 9.7 semaines, p = 0.01). Au total, 58 % des ETE sont survenus en préopératoire, 72 % étaient symptomatiques (50% de thromboses veineuses profondes, 33% d’embolies pulmonaires et 17% d’embolies pulmonaires associées à une thrombose veineuse profonde).  En analyse multivariée, la survenue d’un ETE n’était pas associée à une diminution de la survie globale [43.4 mois (IC95%,31.5–55.2) vs 68.7 mois (IC95% 62.8–74.7, p = 0.06)]. Un score de Khorana élevé ainsi qu’une tumeur « agressive “sur le plan anatomopathologique” étaient des facteurs de risque aggravants.

Pour les auteurs de cette étude , les événements thromboemboliques sont fréquents chez les malades porteurs d’une tumeur de la vessie envahissant la musculeuse et qui reçoivent une chimiothérapie néoadjuvante avant et après cystectomie radicale;  un essai prospectif de thromboprophylaxie des ETE pendant une chimiothérapie néoadjuvante s’avère donc nécessaire.